Le Ségur de la santé : un projet stratégique pour les professionnels de santé


L’ambition du Ségur Numérique en santé est de généraliser le partage fluide et sécurisé de données de santé entre professionnels et usagers pour mieux soigner et accompagner. Le Ségur du numérique en santé, c'est : un investissement inédit de 2 milliards d’euros pour soutenir le développement massif et cohérent du numérique en santé en France, des objectifs ambitieux pour accélérer la feuille de route du numérique en santé mais aussi  l’évolution progressive du cadre réglementaire applicable aux professionnels et aux industriels. 

Pour mener à bien ce projet stratégique dans les meilleures conditions, 4 grands piliers doivent être abordés au travers d’une plateforme d’intermédiation :

S’appuyer sur une MSSanté pour sécuriser ses échanges

Une plateforme d’intermédiation doit pouvoir transmettre des informations via MSSanté, en provenance du DPI ou de toute autre application. Les documents doivent être au format CDAR2 accompagnés d’un document au format PDF, pour les destinataires n‘étant pas en mesure de lire le CDAR2. De plus, la MSSanté engendre un gain immédiat par rapport à l'envoi de courriers papier aux niveaux financier et organisationnel. Cela permet au personnel de dégager du temps pour une meilleure prise en charge du patient. Enfin, la dématérialisation avec la messagerie MSSanté assure aux patients comme au personnel de santé une parfaite sécurité en matière de confidentialité et de conformité avec la loi. 

Alimenter son DMP efficacement
Une plateforme d’intermédiation doit permettre de recevoir les documents transmis par le DPI, un SGL, un RIS afin d’alimenter le Dossier Médical Partagé avec ces documents. L’établissement de santé peut ainsi transmettre les documents de sortie au format CDAR2-N1. Dans le cas de documents transmis par un SGL ou un RIS, la plateforme d’intermédiation doit aussi être en mesure de récupérer les informations de masquage pour l’alimentation du Dossier Médical Partagé. 


Alimenter son DPI depuis les plateaux techniques
À ce stade, la plateforme d’intermédiation doit prendre en charge tous les flux inter-applicatifs d’un établissement de santé, qu’ils soient internes ou externes. Il est alors possible d’alimenter le DPI depuis les plateaux techniques tels que le laboratoire ou le cabinet de radiologie, afin d’assurer la transmission des comptes rendus de biologie et d’imagerie en CDA R2 niveau 1. La PFI est alors en capacité de recevoir les documents transmis par le DPI, un SGL, un RIS afin d’alimenter le Dossier Médical Partagé. 

Prendre en compte l’INS qualifié
Il est fondamental de s’appuyer sur un environnement référencé par l’ANS pour faciliter le référencement des logiciels tiers à l’appel de l’INSi, soit par carte CPS, soit par certificat établissement. Rappelons que l’INS qualifié est nécessaire pour générer un document au format CDAR2-N1 conforme au CI-SIS à partir d’un document PDF, alimenter le DMP du patient à partir d’un document CDAR2 contenant l’INS qualifiée du patient ou encore transmettre via MSSanté à destination du patient.
Ces différents points constituent les prérequis indispensables pour réussir son Ségur en s’appuyant sur un dispositif dédié.


Par Patrick DESOT, Président de Wraptor. Un livre blanc est disponible à l’adresse suivante pour plus d’informations sur ce sujet : https://wraptor.fr/reussir-son-segur/